Quotité d'assurance emprunteur : 100/100, 70/30 ou 50/50 — comment choisir ?
Réponse rapide
La quotité d'assurance emprunteur est la part du capital couverte sur la tête de chaque co-emprunteur : la banque exige au moins 100 % au total, et chaque tête peut être assurée jusqu'à 100 %, soit 200 % maximum pour un couple. Concrètement, en 100/100 le décès d'un des deux solde l'intégralité du prêt ; en 50/50, la moitié seulement — et le survivant continue de payer sa part des mensualités.
À retenir — La bonne quotité se choisit sur un critère simple : chaque survivant pourrait-il assumer seul la part des mensualités qui resterait à sa charge ? Si la réponse est non pour l'un des deux, la quotité posée sur l'autre tête doit s'approcher de 100 %. Et avant de rogner la quotité pour payer moins cher, comparez en délégation : l'écart bancassurance/délégation dépasse souvent l'écart entre un 100/100 et un 50/50.
Choisir la bonne quotité en 4 étapes
- 1
Poser le poids de chaque revenu
Calculez la part de chacun dans les revenus du foyer (par exemple 70/30). C'est le point de départ naturel de la répartition des quotités.
- 2
Tester le scénario du pire
Pour chaque tête : si l'autre disparaît, la mensualité restante est la mensualité multipliée par (100 % moins la quotité du défunt). Vérifiez que le survivant peut la payer avec son seul revenu. Sinon, augmentez la quotité en face.
- 3
Vérifier l'effet du seuil des 200 000 €
Part assurée = capital × quotité, par tête. Sous 200 000 € par emprunteur avec un prêt soldé avant 60 ans : zéro questionnaire médical (loi Lemoine). Un antécédent de santé sur une tête peut justifier d'ajuster la répartition — sans sous-protéger le foyer.
- 4
Comparer en délégation à quotités égales
Demandez les mêmes quotités à plusieurs assureurs : l'écart bancassurance/délégation dépasse souvent l'écart entre un 100/100 et un 50/50. Notre cabinet compare 25+ compagnies et répond sous 24 h.
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Quand on emprunte en couple, l'assurance du prêt a un réglage décisif que presque personne ne regarde : la quotité — la part du capital couverte sur chaque tête.
La banque exige que cent pour cent du capital soit couvert au total. En couple, vous répartissez librement — cinquante cinquante, soixante-dix trente — jusqu'au maximum : cent pour cent sur chaque tête.
La différence est énorme. En cent cent, si l'un des deux décède, l'assureur solde tout le prêt. En cinquante cinquante, il ne rembourse que la moitié : le survivant continue de payer sa part des mensualités, avec un revenu en moins.
Oui, le cent cent coûte environ deux fois plus cher. Mais avant de rogner votre protection, comparez : passer du contrat groupe de la banque à une délégation fait souvent gagner plus que de descendre en quotité — sans rien perdre.
Le seuil des deux cent mille euros sans questionnaire médical se calcule par tête : capital multiplié par la quotité. Un prêt de quatre cent mille euros à cinquante cinquante passe donc sans questionnaire, s'il se termine avant vos soixante ans.
Et la quotité se modifie même en cours de prêt. Actual Assurance, courtier à Douai : le guide complet est sur notre site, et nous comparons plus de vingt-cinq compagnies, réponse sous vingt-quatre heures. actualassurance.fr.
01.La quotité, c'est quoi exactement ?
La quotité est le pourcentage du capital emprunté que l'assurance couvre sur la tête de chaque emprunteur. Elle figure sur la fiche standardisée d'information (FSI) remise par la banque, puis sur l'offre de prêt, et s'applique à toutes les garanties du contrat : décès, PTIA, et les garanties d'incapacité et d'invalidité (ITT/IPT) quand elles sont souscrites.
Trois règles encadrent le choix :
- La couverture totale doit atteindre au moins 100 % du capital : c'est l'exigence de toutes les banques. Un emprunteur seul est donc obligatoirement assuré à 100 %.
- Chaque tête peut être couverte de 1 à 100 % : à deux, toutes les répartitions sont possibles (100/100, 70/30, 60/40, 50/50…) dès lors que la somme fait au moins 100 %.
- Le maximum est de 100 % par personne, soit 200 % pour un couple — et la répartition fonctionne aussi à trois co-emprunteurs ou plus (par exemple 34/33/33 entre associés d'une SCI).
02.Décès, arrêt de travail : ce qui se passe concrètement selon votre quotité
Prenons un couple avec un capital restant dû de 200 000 € et une mensualité de 1 100 €. Voici ce que verse l'assureur selon la répartition choisie :
- Quotité 100/100 — décès de l'un des deux : l'assureur rembourse 100 % du capital restant dû, soit 200 000 €. Le prêt est soldé, le survivant n'a plus rien à payer.
- Quotité 50/50 — décès de l'un des deux : l'assureur rembourse 50 % du capital, soit 100 000 €. Le prêt continue sur le solde : la mensualité du survivant est recalculée autour de 550 €.
- Quotité 70/30 — décès de la tête assurée à 70 % : 140 000 € sont soldés, il reste environ 330 € de mensualité. Mais si c'est la tête assurée à 30 % qui décède, seuls 60 000 € sont remboursés — le survivant conserve environ 770 € de mensualité.
- Arrêt de travail (ITT) : la logique est la même au niveau de la mensualité. Un contrat forfaitaire prend en charge, après la franchise, la mensualité multipliée par la quotité de la personne en arrêt — 100 % de 1 100 € en 100/100, 550 € en 50/50.
03.100/100, prorata des revenus ou 50/50 : les trois stratégies
Il n'existe pas de « bonne » quotité universelle : il existe une quotité cohérente avec la structure de revenus du foyer et le scénario du pire que vous acceptez.
100/100 : la protection maximale
Chaque tête est couverte sur la totalité du capital : quel que soit celui des deux qui décède, le prêt disparaît — et chaque arrêt de travail est indemnisé sur 100 % de la mensualité. C'est la configuration que nous recommandons le plus souvent pour la résidence principale d'un couple avec enfants ou aux revenus interdépendants. Sa contrepartie est logique : on paie deux assurances sur 100 % du capital, soit environ le double d'un 50/50.
Au prorata des revenus (70/30, 60/40) : l'équilibre raisonné
Chaque tête est couverte à hauteur de sa contribution réelle aux mensualités. Le foyer est protégé là où le risque financier est le plus lourd, pour un coût intermédiaire. C'est la répartition la plus cohérente quand un écart de revenus est durable — y compris pour un couple dont l'un est indépendant : la quotité forte se place sur la tête qui génère l'essentiel des revenus.
50/50 : à réserver aux situations symétriques
La répartition égalitaire n'a de sens que si les deux revenus sont proches ET que chacun pourrait absorber seul la moitié de la mensualité. Elle se défend aussi en investissement locatif : les loyers continuent de couvrir une partie de l'échéance après un décès, ce qui rend la couverture partielle moins risquée que sur une résidence principale.
04.Combien coûte chaque quotité ?
Le coût de l'assurance est proportionnel au capital assuré sur chaque tête : à profils identiques, un 100/100 (deux têtes couvertes sur tout le capital) coûte environ deux fois plus cher qu'un 50/50. Avec les fourchettes de notre barème 2026 pour un emprunteur de 30 ans (prêt de 200 000 € sur 20 ans), une tête assurée à 100 % coûte 4 000 à 6 000 € sur la durée du prêt en délégation, contre 12 000 à 18 000 € en bancassurance.
Traduit en répartitions pour ce couple type : un 100/100 en délégation revient à 8 000-12 000 € au total, un 50/50 à 4 000-6 000 €. Le même 100/100 en contrat groupe bancaire atteint 24 000 à 36 000 €.
La conclusion saute aux yeux : l'écart entre bancassurance et délégation (loi Lemoine) pèse bien plus lourd que l'écart entre quotités. Réduire sa quotité pour alléger la facture revient à vendre de la protection ; changer d'assureur à garanties équivalentes fait baisser la facture sans en perdre. Faites les deux calculs avant d'arbitrer — c'est exactement ce que compare notre simulateur.
05.Quotité et questionnaire médical : le seuil des 200 000 € se calcule par tête
Depuis la loi Lemoine, aucun questionnaire médical ne peut être exigé lorsque la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par emprunteur (encours de crédits immobiliers cumulés) et que le prêt est remboursé avant les 60 ans de l'assuré. Or cette « part assurée » est précisément le capital multiplié par la quotité.
Exemple : sur un prêt de 400 000 €, un couple à 50/50 assure 200 000 € par tête — aucun questionnaire médical si le prêt est soldé avant 60 ans. Le même couple en 100/100 porte 400 000 € par tête : le questionnaire s'applique, et un antécédent de santé peut entraîner surprime ou exclusion sur cette tête.
Pour un emprunteur avec un historique médical, la répartition devient donc un vrai levier d'accès à l'assurance — à manier avec discernement : passer sous le seuil ne doit jamais se faire au prix d'une sous-protection du foyer. En cas de risque aggravé de santé, la convention AERAS reste l'autre voie (voir notre guide dédié).
06.Changer de quotité en cours de prêt : possible, et souvent au meilleur moment
La quotité n'est pas figée jusqu'à la fin du crédit. Deux voies existent : l'avenant auprès de votre assureur actuel (avec l'accord de la banque), ou — le plus efficace — la substitution loi Lemoine : vous remplacez le contrat à tout moment, sans frais, et le nouveau contrat peut porter des quotités recalibrées, tant que la couverture totale reste au moins égale à 100 % et conforme aux exigences de la banque (équivalence de garanties).
Les moments où le recalibrage s'impose : une naissance ou un écart de revenus qui se creuse (montez la quotité de la tête qui porte le foyer), une séparation avec rachat de soulte (la quotité passe à 100 % sur celui qui garde le bien), un remboursement anticipé partiel, ou un état de santé qui a évolué.
Attention dans l'autre sens : augmenter une quotité, c'est augmenter le capital assuré sur cette tête — l'assureur peut alors redemander une acceptation médicale si vous sortez du cadre sans questionnaire. Notre cabinet monte ces dossiers de substitution au quotidien : la modification de quotité s'y intègre sans surcoût de démarche.
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À propos de l'auteur

Responsable secteur Auto et Pro
Courtier en assurances depuis plus de 15 ans, Maxime est spécialisé dans l'accompagnement des particuliers pour leurs assurances auto, moto et des professionnels pour leurs multirisques. Il est expert des dossiers complexes : jeunes conducteurs, malus, flottes d'entreprise.
Piège à éviter — Choisir 50/50 « pour payer moins cher » dans un couple aux revenus déséquilibrés : si la personne qui apporte l'essentiel des revenus décède, l'assureur ne rembourse que la moitié du capital restant dû — et le survivant doit continuer à payer sa part des mensualités avec un revenu de foyer amputé. La quotité doit refléter le poids de chaque revenu, pas une répartition par défaut.
Questions fréquentes
Quelle est la quotité minimum pour un prêt immobilier ?
Quotité 100/100 ou 50/50 : que choisir en couple ?
Que se passe-t-il en cas de décès avec une quotité 50/50 ?
Peut-on modifier la quotité en cours de prêt ?
La quotité joue-t-elle sur le questionnaire médical (seuil des 200 000 €) ?
Une quotité 100/100 coûte-t-elle vraiment deux fois plus cher qu'un 50/50 ?
Comment suis-je indemnisé en arrêt de travail selon ma quotité ?
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