Conseils

Assurance emprunteur à deux : quelle quotité choisir en 2026 ?

Steve Marszalek8 min de lecture1481 mots
Retour au blog

Réponse rapide

50/50, 70/30 ou 100/100 : comment choisir la quotité d'assurance quand on emprunte à deux, et ce que ça change au décès comme sur la cotisation.

Analyse d'Actual Assurance, cabinet de courtage ORIAS à Douai — 25+ compagnies comparées, devis gratuit en ligne, réponse sous 24 h.

Assurance emprunteur à deux : quelle quotité choisir en 2026 ?

En bref — La quotité d'assurance emprunteur est la part du prêt couverte sur chaque tête quand on emprunte à deux : la banque exige que le total couvre au minimum 100 % du capital (50/50, 70/30… jusqu'à 100/100, soit 200 % au total). En 100/100, le prêt est intégralement soldé au décès de l'un des deux emprunteurs — protection maximale, cotisation logiquement plus élevée qu'en 50/50. Depuis la loi Lemoine de 2022, la quotité peut se réoptimiser à tout moment en changeant d'assurance, avec 5 000 à 15 000 € d'économies possibles sur la durée d'un prêt en passant en délégation.

La quotité d'assurance emprunteur est probablement la décision la moins expliquée d'un achat immobilier à deux : on la signe en quelques secondes chez le banquier, et on découvre parfois des années plus tard — au pire moment — ce qu'elle impliquait vraiment. Répartir 50/50 pour payer moins, couvrir chacun à 100 % pour protéger l'autre, ou pondérer selon les revenus : chaque option a une logique, un coût et des conséquences très concrètes en cas de coup dur. Voici comment choisir en connaissance de cause, et comment revoir un choix mal calibré sans attendre la fin du prêt.

La quotité d'assurance emprunteur, c'est quoi exactement ?

Quand vous souscrivez une assurance emprunteur pour un crédit immobilier, chaque co-emprunteur est assuré pour une fraction du capital : sa quotité. Elle détermine ce que l'assureur rembourse à la banque si la garantie se déclenche (décès, perte totale et irréversible d'autonomie, incapacité ou invalidité selon le contrat).

Exemple sur un prêt de 200 000 € assuré 50/50 : si l'un des deux emprunteurs décède, l'assureur solde 100 000 €. Le conjoint survivant reste redevable des 100 000 € restants — avec, désormais, un seul revenu pour y faire face. Le même scénario en 100/100 : le prêt est intégralement remboursé, le survivant conserve le bien sans aucune mensualité.

50/50, 70/30, 100/100 : les répartitions possibles

La seule contrainte fixée par la banque : la somme des quotités doit couvrir au moins 100 % du capital emprunté. Au-delà, tout est modulable :

  • 50/50 : chacun couvre la moitié. C'est la répartition « par défaut » des couples aux revenus proches — et la moins chère.
  • 70/30 ou 60/40 : la quotité suit le poids de chaque revenu dans le remboursement. Si le revenu principal disparaît, l'essentiel du prêt est soldé.
  • 100/100 : chaque tête couvre la totalité du prêt (200 % au total). Quel que soit celui des deux que la vie frappe, le prêt disparaît entièrement.

Point de vigilance côté courtier : une quotité asymétrique protège mal si elle est à contre-sens. Nous avons vu des dossiers où le porteur du plus petit revenu portait la plus grosse quotité, simplement parce que personne n'avait posé la question au moment de la signature.

Comment choisir : revenus, enfants, santé, statut

Trois questions suffisent à cadrer le choix :

  • Que se passe-t-il financièrement si l'un des deux disparaît ? Si le survivant ne peut pas assumer seul la mensualité résiduelle, la quotité est insuffisante. Avec des enfants à charge ou un seul vrai revenu dans le foyer, le 100/100 est la réponse la plus sûre.
  • Les revenus sont-ils déséquilibrés ? Une répartition proportionnelle aux revenus (70/30, 60/40) est le minimum de cohérence ; l'écart de cotisation avec le 50/50 est souvent faible.
  • Y a-t-il un profil de risque particulier ? Indépendant sans prévoyance, métier physique, antécédent de santé : la tête la plus exposée mérite la quotité la plus haute. Sur les dossiers emprunteur traités par le cabinet Actual Assurance, la quotité 100/100 est la plus retenue chez les couples avec enfants, tandis que le 50/50 reste courant pour l'investissement locatif, où le loyer amortit le risque.

Ce que ça change sur le prix (et comment payer moins)

Le coût suit mécaniquement la couverture : en 100/100, vous payez deux cotisations pleines, contre une demi-cotisation chacun en 50/50 — à âge, santé et garanties comparables, s'assurer à 200 % coûte donc environ le double de 100 %. C'est précisément là que le choix de l'assureur pèse le plus : plus la quotité est élevée, plus l'écart de tarif entre le contrat groupe de la banque et une délégation se voit en euros.

Depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, vous pouvez changer d'assurance emprunteur à tout moment, sans frais ni délai, dès la signature de l'offre de prêt. Sur la durée d'un crédit, une délégation bien négociée représente 5 000 à 15 000 € d'économies selon les profils que nous accompagnons. Notre simulateur d'économie loi Lemoine donne un ordre de grandeur en une minute, et notre page assurance emprunteur détaille les garanties comparées.

Peut-on changer de quotité en cours de prêt ?

Oui, et c'est le réflexe le plus sous-utilisé. Deux voies :

  • L'avenant auprès de l'assureur actuel, avec l'accord de la banque — possible mais souvent lent et peu avantageux tarifairement.
  • Le changement d'assurance via la loi Lemoine : à l'occasion de la substitution, vous redéfinissez les quotités librement, tant que le total couvre au moins 100 % du prêt et que les garanties restent équivalentes à celles exigées par la banque (qui ne peut refuser que par décision motivée). Naissance d'un enfant, passage en indépendant, écart de revenus qui se creuse : autant de moments où re-calibrer la quotité en changeant de contrat fait d'une pierre deux coups — meilleure protection et cotisation réduite.

Cas pratique : couple à Douai, revenus 60/40

Un couple emprunte 220 000 € sur 25 ans ; Madame apporte 60 % des revenus du foyer, Monsieur 40 %, deux enfants. Le contrat groupe signé à la va-vite est en 50/50. Analyse du cabinet : au décès de Madame, le foyer perdrait son revenu principal mais resterait devoir 110 000 € — intenable. Recommandation : passage en délégation loi Lemoine avec quotités 100/100 (ou a minima 100/60), garanties équivalentes exigées par la banque conservées. Selon le profil, le passage en délégation absorbe souvent tout ou partie du surcoût de la quotité renforcée : mieux protégé sans forcément payer plus — c'est l'arbitrage exact qu'un devis emprunteur permet de chiffrer. Les emprunteurs du Nord peuvent aussi consulter notre page dédiée changer d'assurance de prêt dans le Nord.

Questions fréquentes

Quelle quotité minimale la banque exige-t-elle ?

La somme des quotités des co-emprunteurs doit couvrir au minimum 100 % du capital emprunté. En dessous, la banque refuse l'offre de prêt ; au-dessus (jusqu'à 100 % sur chaque tête, soit 200 %), c'est votre choix de protection.

Le 100/100 coûte-t-il deux fois plus cher que le 50/50 ?

À âge, état de santé et garanties comparables, oui, l'ordre de grandeur est celui-là : deux cotisations pleines au lieu de deux demi-cotisations. L'écart réel dépend du tarif de chaque tête (âge, santé, fumeur ou non) — et se réduit fortement en passant du contrat groupe de la banque à une délégation.

Peut-on avoir des quotités différentes sur chaque tête ?

Oui. Les répartitions asymétriques (70/30, 60/40, 100/50…) sont courantes et recommandées quand les revenus sont déséquilibrés : la tête qui porte l'essentiel du remboursement porte la quotité la plus élevée.

Que se passe-t-il au décès avec une quotité 50/50 ?

L'assureur rembourse à la banque la moitié du capital restant dû. Le co-emprunteur survivant reste tenu de rembourser l'autre moitié, seul. C'est la limite du 50/50 quand le foyer dépend des deux revenus.

La loi Lemoine permet-elle de revoir sa quotité ?

Oui, indirectement : la loi Lemoine autorise le changement d'assurance emprunteur à tout moment, et le nouveau contrat peut prévoir des quotités différentes, tant que la couverture totale reste d'au moins 100 % et que les garanties sont équivalentes. La banque ne peut refuser que par décision motivée.

Conclusion : la quotité se choisit, elle ne se subit pas

Une quotité, c'est la réponse à une question simple : « si l'un de nous deux disparaît, l'autre garde-t-il la maison sans y laisser son budget ? ». Si votre 50/50 signé à la banque n'y répond pas, la loi Lemoine permet de le corriger à tout moment — souvent en économisant au passage. Un conseiller du cabinet analyse votre cas en quelques minutes : demandez votre devis ou appelez le 03 21 23 26 07.


À retenir :

  • La banque exige une couverture totale d'au moins 100 % ; la répartition entre co-emprunteurs est libre (50/50 à 100/100).
  • Le 100/100 solde tout le prêt quel que soit le co-emprunteur touché — indispensable avec enfants ou revenus déséquilibrés.
  • La loi Lemoine permet de re-calibrer quotité ET tarif à tout moment : 5 000 à 15 000 € d'économies possibles en délégation.
Partagerf𝕏inwa

Besoin d'un conseil personnalisé ?

Nos conseillers sont à votre écoute pour répondre à toutes vos questions sur vos assurances.